A propos de Drosera capensis

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Sous le choc d’une déception amoureuse, le narrateur se remémore la tragédie qui a frappé l’un de ses amis victime d’une femme mystérieuse que d’aucuns ont surnommée drosera capensis. Com­bien de proies humaines, évoluant dans le sillage de son environnement immédiat, cette belle plante carnivore capturera et digérera-t-elle ? Prudence, certaines étoiles s’éteignent brusquement pour que leur lumière ne pâlît jamais…
Cet ouvrage dresse un tableau dans lequel de folles amours conduisent peu à peu les différents protagonistes vers un dénouement fatal. Ainsi, le paysage périgourdin sert de décor, sous le prisme d’un névrosé, à l’idylle d’une femme pour un jeune homme amoureux d’un copain d’enfance qui est sur le point de se marier avec une jeune bourgeoise.
L’auteur enchante le lecteur, à travers ce récit passionnant sur fond de mises en abyme, grâce à l’ironie du peintre et à la culture du savant. Sans conteste, Gaspard-Hubert Lonsi Koko dévoile les diaprures d’un monde en plein questionnement.
Quelques extraits
«?On constate que l’être humain a de plus en plus besoin de quelque dose d’exotisme. En vue d’assouvir ses fantasmes, sans avoir peur de bousculer les moeurs, il s’élance désespérément à la recherche de l’animal sauvage. De nos jours, il n’est plus rare de croiser une tigresse, voire un vampire, à visage humain. Chacun se contente de jouer son rôle, peu importe lequel. Ainsi va la vie ! La destinée d’un être vivant et conscient n’est-elle pas déterminée par la totalité de ses actions passées, de ses vies antérieures ? Rien d’étonnant, car ces individus transitoires ne font qu’auto-libérer leur karma.?»

«?Germaine Payzac, descendante des Huguenots français qui s’étaient jadis installés en Afrique du Sud, plus précisément dans la région du Cap, avait à cette époque la manie de s’exposer longtemps au soleil, près de la fenêtre, telle une plante d’intérieur s’épanouissant en pot ou en terre. Cela avait poussé François Rouffignac à la surnommer drosera capensis, allusion à cette plante carnivore qui vit à l’état naturel, parmi les herbes, sur des sols marécageux et spongieux de type tourbière.?»

«?L’écrivain était en train de s’interroger sur le nombre de proies que les feuilles de cette plante humaine avaient capturées depuis qu’ils s’étaient séparés. De toute évidence, le rouge à lèvres couleur vermeille que Germaine utilisait donnait à ses lèvres sensuelles l’aspect d’un nectar susceptible d’attirer les victimes. Ainsi sa bouche secrétait-elle – en guise de salive – un mucilage, qui engluait et retenait la proie, produisant les enzymes nécessaires à la digestion. Quelle quantité de matières nutritives générées par la décomposition de ses victimes avait-elle absorbé dans le sillage de son banquier suisse ??»

«?On doit surtout se montrer intransigeant à l’égard d’un jouisseur. En lui pardonnant le fait de ne pas accompagner avec patience et délicatesse ses partenaires jusqu’au point de non- retour, on retombe dans la bestialité de l’acte sexuel. Rien n’est moins difficile que l’éjaculation. Pour y parvenir, il suffit de se masturber.?»

«?Satisfaits de leur bien-être, refusant de perdre leurs acquis, ils sont prêts à décourager toute tentative inopportune. La froideur et le “désagréable“ - leurs armes favorites - cachent donc leurs faiblesses. Ils édifient pierre après pierre la fortification du mur qui les sépare des autres. En dépit des apparences, les moeurs n’ont jamais évolué.?»

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